dimanche, octobre 20, 2013

Libros digitales y book trailers


 
Hasta hace un par de años los amantes de la literatura hispanoamericana debían conformarse con las escasas traducciones en francés disponibles en las librerías o aprovechar un viaje a España o a América Latina para comprar ejemplares. Gracias al desarrollo de nuevos soportes electrónicos (Kindle, tabletas, teléfonos móviles, etc.) y a las ventajas de Internet, las principales editoriales en lengua castellana han decidido digitalizar sus fondos y ahora es posible comprar en un solo clic desde El Quijote de Miguel de Cervantes hasta las últimas novedades del mercado editorial. Sitios como www.amazon.fr, www.casadellibro.com, www.buscalibros.cl, www.fnac.es ofrecen  obras de reconocidos autores como Gabriel García Márquez, Mario Vargas Llosa, Isabel Allende, Arturo Pérez-Reverte, Pablo Neruda, Roberto Bolano, entre otros. Algunas tiendas virtuales ofrecen la opción de comprar el libro en papel o directamente en versión digital para descargar.
Algunas editoriales,  como Alfaguara, explican cómo comprar sus obras en formato virtual:
http://www.alfaguara.com/es/ebooks/comprar-un-ebook/#p5


Tanto escritores como editores saben que la promoción de una obra literaria no es fácil. En nuestros días ya no basta con el boca a boca, las entrevistas en medios tradicionales, las ferias literarias ni las visitas a bibliotecas y librerías. Los lectores se han adaptado a las nuevas tecnologías y muchos buscan consejo en las redes sociales y en blogs especializados. Para cautivar a esta audiencia virtual, las editoriales han optado por imitar a los estudios de cine y han comenzado a realizar trailers o videos promocionales de sus libros para despertar el interés de los lectores. Aunque los book trailers se utilizan por lo general para promocionar  obras anglosajonas, el mercado hispano no se ha querido quedar atrás y ha dado sus primeros pasos. A continuación, encontrarán una selección de book trailers en español que circulan por la red.

El ruido de las cosas al caer,  Juan Gabriel Vasquez (Alfaguara)
http://www.youtube.com/watch?v=qWndvCtMERE

El testigo invisible, Carmen Posadas (Planeta)
http://vimeo.com/57687381

El libro de los portales, Laura Gallego (Minotauro)
http://www.youtube.com/watch?v=iqPi9jZu7V0

Mae West y yo, Eduardo Mendicutti ( Tusquets)
http://vimeo.com/22118860

Las lágrimas en la lluvia, Rosa Montero (Seix Barral)

El prisionero del Cielo, Carlos Ruiz Zafon (Planeta)
http://www.lecturalia.com/video/booktrailer-de-el-prisionero-del-cielo

Los corruptores, Jorge Zepeda Patterson (Planeta)

dimanche, octobre 06, 2013

Los minutos negros de Martín Solares


Traduction française par Christilla Vasserot,

Les minutes noires, Martín Solares, François Bourgois Editeur, Paris, 2009




Né en 1970 à Tampico au Mexique, Martín Solares est écrivain, éditeur et critique littéraire.

Les minutes noires est son premier roman.


A partir de la mort d'un jeune journaliste, l'enquête du policier Ramón Cabrera fait ressurgir d'anciennes histoires cachées et notre héros se lance dans une dangereuse quête de la vérité, comprenant que de nombreuses personnes, et notamment certains de ses collègues, font tout pour entraver ses recherches.

Martín Solares nous propose, dans ce roman noir où il infuse quelques éléments de fantastique, la peinture d'une société ravagée par la corruption et le crime.

Ce jeune journaliste qui a été tué est donc « remplacé » par un flic intègre qui va à son tour mener l'enquête et découvrir comment certains de ses collègues ont, dans les années 1970, caché le nom du coupable d'une série de meurtres de fillettes.

Nous savons que dans certains pays, aujourd'hui, les journalistes ont d'énormes difficultés à réaliser un vrai travail d'enquête, et surtout à révéler au grand jour des vérités cachées. La fiction devient alors le moyen de décrire des situations pour donner à comprendre ces sociétés. Le roman se présente alors comme un reflet de la dure réalité, car il est peut-être le seul lieu où il est possible de la mettre en scène.

Ici la littérature reflète ce sentiment de désarroi et même de désespoir qui touche la société mexicaine contemporaine, sachant que tous les puissants sont corrompus. La fiction devient un exutoire nécessaire pour des sociétés confrontées à une violence destructrice.

Voici l'un de mes passages préférés de ce roman :

« Il avait pris l'habitude de passer ses après-midi dans la cour de sa maison, assis dans un fauteuil, face à la lagune, à boire des bières tout en goûtant au spectacle des joncs en mouvement, des ratons laveurs, des loutres ou des poissons qui de temps en temps faisaient une apparition, ou des barques qui avançaient au fil de l'eau ; mais ce qui l'intéressait par-dessus tout, c'était cette route droite et interminable,juste sur la ligne d'horizon, sur laquelle se déplaçaient de minuscules camions sillonnant inlassablement un paysage planté de palmiers et de cassiers. Au lieu de boucler son rapport, Bernardo passait son temps à observer les serpents d'eau onduler sur quelques rues blanches et désertes, bâties sur des terrains qui, il y a de cela vingt ans, semblaient encore indomptables. »

Je vous en recommande la lecture !

Rachel Mihault